Une école doit d’être à l’écoute des besoins du monde professionnel. C’est pour cela que l’IESA arts&culture ouvre quatre nouvelles formations ! 

Pour professionnaliser un métier qui se développe autant en art ancien qu’en art contemporain, un Mastère Commissariat d’exposition. Pour accompagner les entreprises culturelles mais également les agences, un Mastère Communication culturelle. Pour répondre au besoin de démocratisation de la culture et d’émancipation des citoyens, un Bachelor professionnel et un Mastère Médiation socioculturelle.

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À la rentée 2018, l’IESA arts&culture ouvre quatre nouvelles formations pourquoi ?

Pour une raison très simple, c’est que le monde évolue et qu’il évolue vite. Si nous voulons offrir à nos étudiants les compétences dont le secteur artistique et culturel a besoin aujourd’hui mais surtout dont il aura besoin demain, nous devons faire évoluer nos formations et en créer de nouvelles. À l’IESA arts&culture, nous avons en effet fait le choix de spécialiser nos étudiants, de leur donner une expertise dans un domaine tout en leur assurant des compétences transversales qui leur permettront de rebondir en fonction de l’évolution de leur carrière professionnelle. Ce choix nous oblige à multiplier les formations en fonction des besoins, particulièrement en Mastère, et c’est pourquoi nous avons décidé d’en ouvrir trois nouveaux à la rentrée.

Comme le Mastère Commissariat d’exposition ?

Oui, c’est un métier qui s’impose dans l’ensemble du secteur artistique, particulièrement dans l’art contemporain mais également en art ancien. Un métier qui paraît évident mais qui finalement demande des compétences très diverses. A part l’école du Magasin à Grenoble, il n’existe pratiquement pas de formation en commissariat d'exposition. Il m’a semblé naturel d’y remédier pour que les jeunes professionnels qui souhaitent pratiquer ce métier soient armés. En effet, monter une exposition ce n’est pas simplement choisir un ou des artistes et accrocher leurs œuvres sur des murs. C’est aussi penser une programmation artistique en fonction d’un lieu, penser une scénographie en fonction des œuvres et d’un discours, inclure dès la conception du projet les parcours et les outils de médiation qui permettront de mieux dialoguer avec le public, savoir travailler avec d’autres corps de métiers et souvent les manager pour obtenir l’exposition souhaitée… Mais aussi savoir concevoir et gérer un budget, contractualiser des prêts d’œuvre, des assurances et des transports, négocier avec des artistes et des professionnels du secteur, comme des musées ou des galeries. Si nous créons ce Mastère Commissariat d'exposition, qui pourra se faire en spécialité art ancien ou art contemporain, c’est pour offrir aux étudiants une formation qui aborde l’ensemble de ces sujets !

Et pour celui en Communication culturelle ? Est-ce également la réponse à un besoin professionnel ?

À plusieurs, en fait ! En écoutant les besoins du secteur culturel, mais également en travaillant avec les professionnels des secteurs de la communication culturelle et du numérique, nous nous sommes dits qu’il fallait repenser l’enseignement de la communication mais surtout créer une formation où culture et communication seraient vraiment liées. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre à communiquer pour les institutions et les entreprises culturelles, pas seulement d’apprendre à utiliser le numérique pour passer d’une communication classique à une communication complexe intégrant l’analyse des datas et la mise en place de stratégies plurimédias appuyée sur les réseaux sociaux. Il s’agit aussi d’intégrer les processus de création et les artistes dans les campagnes de communication, d’utiliser au mieux cette capacité de l’art à questionner notre monde et à faire passer des messages. En ce sens, ce Bac+5 communication culturelle s’adresse tout autant à des étudiants qui souhaitent travailler dans des musées, des théâtres, des industries culturelles, qu’à ceux qui souhaitent rejoindre des agences de communication avec une compétence aujourd’hui extrêmement recherchée. Dans un monde et une communication complexe, la culture est une compétence qui prend toute sa place. C’est le cœur de ce Mastère Communication culturelle.

La place de la culture est visiblement une question très importante à l’IESA. Vous militez pour qu’elle sorte des secteurs dans lesquels on l’assigne habituellement. Est-ce pour cela que vous avez créé la filière de formation en médiation socioculturelle ?

Tout est culture, parce que c’est la culture qui nous relie, qui nous constitue en sociétés, particulièrement dans un monde globalisé où les questionnements son nombreux et parfois douloureux. Alors oui, nous militons pour redonner à la culture cette juste place et la faire sortir du « petit monde de l’art ». Pas seulement parce que la culture est un vaste champ économique, mais parce que la culture est un ferment d’unité et de développement sous exploité. Pour cela le monde a besoin de médiateurs qui savent faire du lien grâce aux questionnements portés par les artistes. C’est en effet à cela que se consacre le département de médiation socioculturelle qui développe un Bachelor en trois ans, un Bachelor professionnel en un an et un Mastère en deux ans.

J’ai conscience qu’il y a quelque chose de suranné dans le terme socioculturel. Mais au delà du terme, il y a une réalité et un besoin évident. Toutes les grandes institutions culturelles développent des projets pour aller à la rencontre de nouveaux publics, pour accueillir les publics porteurs de handicaps, pour nourrir des quartiers où la culture n’est pas assez présente. Il ne s’agit pas simplement de faire découvrir des artistes à des publics qui ne les connaissent pas, la question est beaucoup plus importante. Il s’agit de permettre à tout le monde de découvrir la force d’émancipation que permet le questionnement et l’émotion artistique. A travers la démocratisation de l’accès à la culture sous toutes ses formes, de la pratique amateur, des ateliers et résidences d’artistes in situ, à la fréquentation des établissements culturels. 

C’est un besoin pour les institutions culturelles, mais également pour les collectivités territoriales, les associations et les ONG. Il faut des professionnels formés pour définir les politiques et les stratégies de médiation, en intégrant les formidables possibilités offertes par le numérique. Il faut des professionnels pour mettre en place ces actions de médiation et les faire vivre. C’est un vrai chantier d’avenir qui demande des personnes bien formées et généreuses !

Cela fait beaucoup de nouveautés pour 2018 !

La force de l’IESA, c’est sa dynamique. Tous ces projets y participent. Je crois que nous demandons beaucoup à nos étudiants : d’être curieux, réactifs, inventifs, d’apprendre, de comprendre, de réaliser des projets… Nous avons une obligation d’exemplarité comme institution mais surtout comme formateur ! Nous essayons d’y faire face au mieux.